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Silicium et ostéoporose.
OSTEOPOROSE : le silicium, un élément essentiel pour la combattre efficacement
Par le Dr Yves Baccichetti.

Autrefois plus rare sans être exceptionnelle, elle était la principale cause des redoutables fractures du col du fémur des sujets âgés. Actuellement elle connaît un développement qui en fait un véritable fléau et devient un problème de santé publique dans tous les pays occidentaux.

1.Les statistiques.

Les données épidémiologiques montrent qu’à la cinquantaine, 50% des femmes et 25% des hommes sont atteints. Les risques de fracture du col du fémur à dix ans sont de 20%, en augmentation de 5% sur cinq ans. Toutes données corrigées, les fractures atteignent des sujets de plus en plus jeunes.

2. Les causes.

Les hypothèses classiquement évoquées, les carences en vitamine D, les causes hormonales, les carences en calcium, les déficits de fixation du calcium, l’absence d’exercice physique, l’excès de tabac et d’alcool ne se révèlent que partiellement exactes car les solutions thérapeutiques auxquelles elles aboutissent sont peu efficaces et avec des effets secondaires importants. Elles n’expliquent pas l’explosion actuelle de la maladie et le fait qu’elle atteint des sujets de plus en plus jeunes.

3. Deux hypothèses plus récentes :

  • certains auteurs trouvent des similitudes avec les maladies auto-immunes et tendent à considérer l’ostéoporose sous cet angle. Lors des maladies auto-immunes et des maladies inflammatoires, l’organisme sécrète des cytokines qui suractivent aussi les ostéoclastes, cellules qui résorbent l’os.
  • L’intoxication à l’aluminium évoquée par les Professeurs GHERARDI et EXLEY.

Cette hypothèse surprenante au premier abord se vérifie pour plusieurs raisons :

  • son développement se fait conjointement à d’autres maladies dues à l’aluminium, la fibromyalgie qui n’existait pas il y a trente ans et la maladie d’Alzheimer dans laquelle la responsabilité de l’aluminium est donc indiscutable.
  • l’aluminium bloque de nombreuses réactions enzymatiques produisant inflammation, radicaux libres, donc destruction tissulaire, perturbations immunologiques et formation de cytokines et donc destruction osseuse.
  • l’aluminium interfère dans la synthèse des protéines : les plaques beta-amyloïdes et la désorganisation des protéines Tau caractéristiques de la maladie d’Alzheimer se produisent sous l’effet de l’aluminium.
  • l’aluminium perturbe la synthèse du collagène, tissu préliminaire indispensable à la construction osseuse.

4.Le silicium est un antidote.

Il existe dans la nature un antidote naturel à l’aluminium : le silicium. Il l’élimine des protéines anormales qui peuvent retourner à leur état initial, augmente son excrétion rénale et diminue son absorption intestinale. En effet, le silicium de part ses propriétés chimiques se lie naturellement à l’aluminium dans la nature et l’inactive. Cette liaison de silicium et d’aluminium se retrouve dans la nature : c’est la structure de base de l’argile, sous forme de silicate d’aluminium.

5. Le silicium et la construction de l’os.

En outre, le silicium est un élément fondamental dans la formation, la constitution des os et leur maintient. Les expériences de CARLISLE publiées dans la prestigieuse revue SCIENCE et celles de SCHWARTZ publiées dans la toute aussi prestigieuse revue NATURE ont montré que des fœtus d’animaux carencés en silicium présentaient d’importantes anomalies morphologiques avec des os friables et cassants. Des études ultérieures sur les gros mammifères ont montré que le silicium était indispensable à la croissance osseuse.

6. Mode d’action

L’os n’est pas un bloc inerte. Il est en constant remodelage et en équilibre entre résorption osseuse par les ostéoclastes et formation d’os nouveau par les ostéoblastes ; ils fabriquent une matrice de collagène sur laquelle viennent se fixer les cristaux d’hydroxyapatite et le calcium selon des mécanismes de régulation complexes et peu connus. Lors de l’ostéoporose, l’équilibre est rompu et les phénomènes de résorption prédominent surtout après la ménopause.

7. Le silicium intervient à toutes les étapes :

  • il déplace l’équilibre ostéoblaste/ostéoclaste en faveur des ostéoblastes.
  • il est nécessaire à la formation du collagène qui assure sa stabilité, entre autres par les liaisons hydrogènes entre l’hydroxyproline et l’hydrolysine du fait de leurs groupements -OH. Le silicium permet d’assurer la jonction entre les groupements -OH. Sans silicium il ne peut y avoir de collagène.
  • Le silicium se retrouve associé aux glycosaminoglycanes et aux polyuronides : chondroïtine sulfate, dermatan-sulfate, kératan-sulfate, héparan-sulfate et héparine
  • il est nécessaire à la fixation du calcium ; cela était démontré par les célèbres expériences de KERVAN : des poules normalement alimentées en calcium et expérimentalement carencées en silicium n’étaient plus capables après un certain temps de fabriquer des coquilles aux œufs alors que tout rentrait dans l’ordre après apport de silicium. Cet auteur a aussi montré que les fractures consolidaient plus vite avec des apports de silicium. Tout ceci a été démontré par des études scientifiques publiées pour certaines dans les revues les plus prestigieuses mais curieusement ignorées par la majorité des spécialistes du tissu osseux.

8. La pratique confirme ces contestations.

  • des études faites en Scandinavie et dans les grandes villes d’Amérique du Nord ont montré que lorsque l’eau de boisson est riche en silicium, la fréquence de l’ostéoporose est plus basse.
  • Les auteurs qui ont utilisé à titre expérimental le silicium relatent tous des effets bénéfiques.
  • Les résultats sont meilleurs lorsque le silicium est administré en phase de pré-ménopause et surtout quand est utilisé du silicium organique lequel reste efficace à tout âge.

9. Toutes les formes de silicium ne sont pas équivalentes.

Le type de silicium utilisé intervient de manière fondamentale car l’absorption intestinale varie selon le type de silicium.

  • le silicium minéral SiO2 est peu absorbé et est assimilable à du sable,
  • L’acide orthosilicique, Si(OH)4, faussement appelé par certains « silicium organique » est peu absorbable également car il est sous forme oxydé au contact du suc gastrique et l’organisme est incapable de rompre les liaisons Si-O.
  • Le silicium organique d’origine chimique (methylsilanol, monomethylsilanol, dimethylsilanol, trimethylsilanol) est issu de l’industrie du pétrole et n’a rien de naturel. Ils ont été interdits par l’UE en 2009 mais certains dérivés continuent d’être commercialisés.
  • Seul le silicium organique naturel provenant des légumes et des plantes permet cet apport journalier. Or les légumes et céréales sont de plus en plus carencés comme en témoigne l’augmentation de l’ostéoporose, et il est nécessaire de s’adresser à des plantes spécialisées. Parmi celles-ci, l’ortie et la prêle sont les plantes les plus riches en silicium. Dans l’ortie, le Si est lié aux protéines et aux sucres et il est donc le plus biodisponible sur cette forme. Outre sa richesse en silicium organique, l’ortie contient de nombreux minéraux absorbables, des vitamines et des substances anti-oxydantes qui potentialisent l’action du silicium. C’est la plante reminéralisante par excellence.

10. Le silicium a un rôle polyvalent et vital.

Afin d’illustrer le rôle vital du silicium, une étude au résultat surprenant mérite d’être rapportée : le Professeur SAMBROOK de Sydney étudiait les marqueurs du remodelage osseux et s’est aperçu que certaines personnes avaient un turn over osseux plus important (c’est-à-dire qu’elles détruisent et reconstruisent leurs os beaucoup plus rapidement et beaucoup plus fréquemment). Or cela n’était pas corrélé avec un risque accru de fracture mais avec une mortalité globale plus importante. En fait ces personnes sont amenées à fabriquer beaucoup plus d’os et donc à consommer beaucoup plus de silicium.

Lors d’une alimentation carencée, l’organisme le puise dans les organes les plus riches – l’aorte, la peau, les tendons, le cerveau et les reins – lesquels se dégradent progressivement. Ceci souligne la polyvalence du silicium et l’importance qu’il y a à ne pas épuiser son organisme en se supplémentant régulièrement notamment à partir de la cinquantaine. Les dernières recherches montrent que l’organisme a besoin de 50 mg de silicium par jour.
Silicium et ostéoporose, par le Dr Baccichetti.