Frais de port offerts dès 69€ de commande - Paiement sécurisé

Par Adrien Baccichetti (biologiste) et Kateryna Baccichetti (biochimiste).

Les déchets de notre métabolisme et les produits toxiques que nous absorbons sont métabolisés par le foie puis éliminés en majorité par les reins où se forme l’urine. Ces fonctions de détoxication de l’organisme sont primordiales pour le maintien de la bonne santé de l’organisme.

L’ortie et le silicium ont leur rôle à jouer dans ce « nettoyage » de l’organisme.

L’Agence européenne du médicament considère comme « traditionnellement établi » l’usage des feuilles d’ortie comme « traitement complémentaire des infections urinaires ». Une étude menée en 2012 par Tahri et al. , a montré que chez le rat, une injection à faible dose d’extrait d’ortie avait les effets suivants : augmentation de l’excrétion rénale de l’eau (diurétique), augmentation de l’élimination urinaire du sodium (natriurèse) , baisse de la pression artérielle.

Une équipe menée par Sayhan en 2012 « Protective effect of Urtica dioica L. on renal ischemia/reperfusion injury in rat. » a montré que l’extrait d’ortie avait un effet positif sur les reins. Testée sur des rats atteints d’ischémie (manque de sang arrivant dans les reins), l’extrait d’ortie a diminué les dégâts occasionnés sur les reins.

De même, l’équipe menée par Oguz en 2012 nommée « effet de l’ortie sur le stress oxydatif, la prolifération cellulaire et l’apoptose après l’hépatectomie partielle chez le rat » a démontré les extraordinaires effets de l’ortie après une ablation du foie partielle chez le rat. L’ortie a permis de favoriser grandement la régénération du foie, en favorisant la prolifération cellulaire, en limitant l’apoptose (mort cellulaire), en diminuant le stress oxydatif (baisse du MDA), et en augmentant le taux d’enzymes protectrices contre le stress oxydant (GSH, SOD). Cette même équipe de chercheurs a encore démontré en 2013 l’effet protecteur sur le foie de l’extrait d’ortie en cas d’obstructions biliaires.

Tous ces résultats s’expliquent par l’action anti-inflammatoire de l’ortie et la forte teneur en minéraux et en anti-oxydants de toute sorte, qui vont protéger les cellules rénales et hépatiques, et aider les fonctions de détoxication et de drainage. Ceci va s’ajouter à l’action propre du silicium.

Le silicium, dont l’ortie est très riche, a un rôle important dans le drainage de l’organisme. Le silicium, permet d’entretenir tous les organes. Il équilibre les potentiels des membranes cellulaires et il assure la bonne santé des fibres de collagène et d’élastine. Le collagène et l’élastine vont assurer la cohésion des organes dont le rein et le foie, et les potentiels de membrane équilibrés vont assurer une meilleur fonctionnement des cellules des reins et du foie. Le silicium a ainsi une action protectrice sur les reins et le foie.

Il provoque l’augmentation de la clairance rénale de la créatinine et du sodium. Ceci montre donc qu’il améliore la fonction rénale et lui permet d’évacuer plus de déchets et d’éléments toxiques. De plus, de part son action sur le système cardiovasculaire, il lutte contre la stase veineuse (responsable de la stagnation du sang et donc des toxiques dans l’organisme) et permet une irrigation optimale des reins.

Un autre mode d’action important du silicium est sa capacité à chélater, c’est à dire à « inactiver », les métaux lourds et toxiques pour l’organisme. L’aluminium, le plomb et le cadmium sont connus pour être, entre autres, très toxiques pour les reins. Ils sont présents en petite quantité dans l’alimentation ou dans l’eau que nous buvons, et sont susceptible de s’accumuler dans l’organisme. Une étude menée sur 200 insuffisants rénaux âgés de 45 à 65 ans a isolé 64 patients avec des taux de plomb considérés comme normaux entre 80 et 600µg/L. Après traitement par chélation pendant trois mois à raison d’une séance par semaine, la plombémie moyenne de 150µg/L a chuté à 40µg/L, ce qui a produit une augmentation de 12% de la filtration glomérulaire identique à ce qu’elle était 24 mois auparavant et restée stable pendant un suivi de 30 mois. Autrement dit les patients ont gagné entre quatre et cinq années de stabilisation de leur fonction rénale.

Le silicium, en inactivant les métaux toxiques et en favorisant leur élimination va permettre au rein de se protéger contre leur toxicité.

Ainsi l’ortie, plante très riche en silicium, a été l’objet de nombreuses études scientifiques qui ont démontré qu’elle favorisait le drainage et la détoxication de l’organisme.